Il fut un temps (pas si lointain) où un légume issu du jardin n’était qu’un légume, où des œufs de plein air étaient simplement des « œufs », sans étiquette bio, ni distinction. Le “naturel” allait de soi. 
Aujourd’hui, cette évidence s’est dissoute dans un marché où l’exceptionnel a remplacé l’ordinaire, et où les produits les plus simples doivent être justifiés, certifiés, nommés. 
Perte de sens et de puissance symbolique : il devient difficile de transmettre aux enfants (sans les enfermer dans des logiques rationnelles, éducatives, techniques ou prescriptives) le goût des aliments et des choses simples, l’intuition du vivant, la valeur des gestes et ces récits qui autrefois donnaient profondeur, imaginaire et sens à notre manière de nous nourrir et d’habiter le monde.

Maud Lenoir et sa soeur en train d'écouter leur père lisant une histoire

Voir le documentaire :